Les diverses
théories de la vie, qu'elles soient d'origine
philosophique
ou scientifique, laissent inexpliqués certains faits
importants tels que l'instinct et les facultés d'orientation
des animaux ; c'est justement sur ces deux faits qu'est
basée la théorie de Lakhovsky ; ses principes
fondamentaux sont les suivants :
« 1° Tout être vivant émet des radiations.
« 2° La plupart des êtres vivants à
quelques exceptions près sont capables de
recevoir et de détecter des ondes.
« 3° Tout être volant, c'est-à-dire
susceptible de s'éloigner de la terre (oiseau, insecte
ailé) possède une très grande capacité d'émission et
de réception des ondes, tandis que les animaux attachés
par leur nature, à la surface de la terre ont une
capacité réceptrice et émettrice infiniment moindre.
« 4° ---- L'influence de la lumière solaire sur la
propagation des ondes détermine certains animaux et
insectes, dont la réceptivité est singulière à
voyager la nuit, alors que les autres, dont la
réceptivité est normale, se livrent le jour à ces
occupations. » (1)
Lakhovsky montre que chez les oiseaux, ce sont les canaux
semi-circulaires de loreille qui servent d'appareil
émetteur et récepteur.
Ils ont en effet tous les éléments nécessaires pour
constituer des appareils de réception et d'émission d'ondes
: ils contiennent un liquide particulièrement sensible
à l'action du champ électromagnétique et leurs
possibilités de déformation permettent à l'animal d'en
faire à son gré varier la self-inductance et la
capacité.
Ce sont même des radio-gonomètres, car ils sont
disposés par trois dans trois plans perpendiculaires.
Chez les insectes, ce sont les antennes qui jouent ce
rôle.
Pour que ces appareils de T, S. F. puissent fonctionner,
il faut encore leur fournir la tension électrique
nécessaire ; l'oiseau ou l'insecte se la procure d'une
part en s'élevant, d'autre part en battant des ailes, ce
qui a pour effet de les électriser. En ce qui concerne
les animaux terrestres, Lakhovsky admet que c'est leur
queue qui leur sert d'antenne et qu'ils s'électrisent en
l'agitant.
Les actes instinctifs des oiseaux, spécialement leurs
migrations, s'expliquent alors de la manière suivante :
les insectes émettent des ondes qui leur permettent de
communiquer entre eux et notamment de s'appeler au moment
de la saison des amours ; c'est Ici pour eux un avantage
précieux et indispensable à la propagation des espèces,
maïs c'est aussi un danger, car les oiseaux auxquels ces
insectes servent de nourriture peuvent, eux aussi,
détecter ces ondes et ceci avec un radio-gonomèfre à
trois dimensions leur permettant de rejoindre sans
hésitation leur proie.
C'est par ce moyen qu'ils chassent et c'est aussi par ce
moyen qu'ils s'orientent pour émigrer. Il était
difficile d'admettre que les oiseaux fussent guidés,
dans leurs chasses par leur ouïe ou par leur vue.
Beaucoup d'entre eux perçoivent eu effet la présence d'une
proie se trouvant à très grande distance, et ceci même
de nuit et même lorsque des obstacles empêchent toute
vision, quelque perçante que soit leur vue. Le sens de l'orientation,
chez les oiseaux migrateurs, est en tout cas
inexpliquable par la vue, l'odorat ou l'ouïe.
Lakhovsky admet que les oiseaux émigrent lorsque les
insectes deviennent plus rares dans le pays où se
trouvent, mais qu'ils perçoivent des émissions leur
apprenant qu'ils existent en plus grand nombre dans un
pays éloigné. Toutes sortes de faits viennent confirmer
cette théorie : les divers gestes des oiseaux, tant
pendant la chasse que pendant les migrations, donnent l'impression
qu'ils font varier leur électrisation pour « accorder
» leur récepteur aux ondes qu'ils cherchent à
détecter ; l'ablation des canaux semi-circulaires les
privent du sens de l'orientation, etc.
Le deuxième stade de la théorie de Lakhovsky consiste
à étendre le premier principe fondamental de l'être
vivant à la cellule et de dire : « Toute cellule
vivante, ayant un noyau, est le siège d'oscillations et
rayonne des radiations ». (2)
Une cellule est formée d'un noyau baignant dans une
masse de protoplasma contenu dans une enveloppe semi-perméable.
Le noyau est constitué par des filaments entortillés ou
enroulés de manières diverses suivant les espèces de
cellules.
C'est lui qui joue le rôle de self-inductance et de
capacité variable.
Les cellules peuvent donc osciller et émettre des
radiations ; l'énergie nécessaire à ces oscillations
doit leur venir du dehors ; mais, étant données leurs
dimensions minuscules, elles ne peuvent absorber que des
radiations de très petites longueurs d'ondes. Lakhovsky
admet que ce sont probablement les rayons cosmiques qui
fournissent aux cellules l'énergie nécessaire pour
vibrer.
La vie est donc en réalité une vibration réalisée
dans chaque cellule aux dépens d'énergie empruntée à
des rayonnements probablement extra - terrestres. Telle
est, nous semble-t-il, la conclusion que l'on peut tirer
de la théorie de Lakhovsky.
Celle-ci est très élégante, parfaitement cohérente et
donne du phénomène de la vie une explication admissible,
mais comme toute théorie, elle doit, pour que nous
puissions
ladmettre, non seulement expliquer les faits dont
elle fait partie, mais encore permettre
de prévoir des faits nouveaux
C'est principalement dans la médecine que Lakhovsky a
recherché des preuves expérimentales de sa théorie.
La cellule est construite pour vibrer avec une certaine
amplitude. Les microbes sont des cellules qui, elles
aussi, vibrent et émettent des radiations. Le microbe
est pathogène si celles-ci ont des amplitudes
différentes de celles des cellules de l'organisme.
En effet, dans ce cas, ces dernières sont soumises à
des vibrations qui les font osciller d'une manière
anormale, elles sont malades.
Pour les guérir, il faut intensifier les radiations à
bonne fréquence qui leur parviennent pour leur permettre
de lutter avec succès contre les autres.
Pour ce faire, Lakhovsky concentre sur le sujet malade
une plus grande quantité de radiations extérieures en
utilisant un appareil jouant vis-à-vis d'elles le rôle
que joue la loupe vis-à-vis de la lumière ; on peut
également traiter le sujet malade par certaines
radiations produites artificiellement qui tout en
étant des longueurs d'ondes beaucoup plus grandes
(2 à 10 mètres) facilitent l'oscillation
cellulaire normale.
Les premières expériences de Lakhovsky ont porté sur
le traitement du cancer des géraniums. Ceux auxquels on
a inoculé cette maladie guérissent si on les soumet à
l'action d'un oscillateur spécial permettant de produire
des ondes de 2 mètres de longueur.
On peut également plus sïmplement entourer la plante
malade d'une spire portée par un bâton d'ébonite.
Cette méthode a été étendue - tant par son créateur
que par d'autres savants au traitement du cancer
et de nombreuses infections chez l'homme.
Lakbovsky a réuni tous les travaux parus sur ce sujet
dans son ouvrage : L'oscillation cellulaire (3) auquel
nous renvoyons le lecteur soucieux de plus de détails.
Ces théories ont donc subi victorieusement l'épreuve de
l'expérience. Elles sont encore très récentes ; trop
peu de savants s'en sont occupés jusqu'ici et il est
probable qu'elles subiront bien des perfectionnements et
modifications de détails.
Mais, leur hypothèse de base nous parait parfaitement
bien établie et l'on peut conclure avec leur génial
créateur
« La vie est née de la radiation,
« Entretenue par la radiation.
« Supprimée par tout déséquilibre oscillatoire. » (4)
Etant entendu que les radiations dont il s'agit sont
vraisemblablement d'origine extra-terrestre.
Les
mutations et leurs causes
Depuis les travaux de Darwin et de Lamarck, tous les
biologues admettent que les espèces vivantes ne sont pas
fixes mais qu'elles varient, ou en tous cas, ont beaucoup
varié depuis l'apparition do la vie sur la terre.
Le mécanisme de ces variations reste encore
partiellement tout au moins mystérieux.
Darwin et Lamarck croyaient à une évolution continue,
mais depuis leur époque, de Vries a révélé l'
existance des mutations.
Dans une lignée d'individus où les enfants ont
exactement les mêmes caractères que leurs parents,
apparaît brusquement un descendant présentant avec les
autres une différence notable.
Celle-ci est héréditaire ; elle est quelconque et ne
constitue généralement pas une bonification.
Quand par hasard cela est le cas, les individus qui en
bénéficient étant avantagés dans la lutte pour la vie,
survivent de préférence à ceux qui ne sont pas mutés
et, peu à peu l'espèce totale acquiert le caractère
nouveau.
Dans le cas contraire, l'individu muté meurt sans avoir
eu le temps de laisser des descendants et le caractère
nouveau se perd rapidement. Certains biologues croient
que les mutations peuvent à elles seules expliquer la
transformation des espèces ; d'autres pensent qu'elles
ne sont qu'un facteur accessoire, le principal étant l'hérédité
des caractères acquis.
On sait fort peu de choses des causes qui peuvent
provoquer les mutations. Toutefois, des expériences du
plus haut intérêt ont été faites à ce sujet par le
biologue américain Mûller.
Certaines espèces de mouches présentent assez souvent
des mutations affectant la couleur des yeux, le système
pileux, etc...
Or Mûller a remarqué que ces mutations pouvaient être
produites artificiellement en irradiant les ufs
avec diverses radiations, notamment avec les rayons X ou
les rayons du radium.
Certaines radiations ont donc une influence sur les
mutations ; de là à supposer qu'elles en sont toujours
la cause, il n'y a qu'un pas et de nombreux biologues le
franchissent, disant qu'il est probable que les mutations
sont dues à des radiations, d'origine cosmique
probablement. On pourrait alors admettre que leurs
fréquences ont pour des raisons astronomiques
varié aux diverses époques ; il paraît en effet
probable qu'elles se reproduisaient jadis en plus grand
nombre que maintenant.
Ce n'est là qu'une hypothèse de travail, encore très
vague et n'ayant pas reçu de confirmation expérimentale
; mais elle présente un air de parenté avec les
théories de Lakhovsky, c'est pourquoi nous avons jugé
intéressant de la signaler à leur suite.
De nombreux biologues étudient ces questions et nous
pouvons espérer que dans un avenir assez prochain, ils
arriveront à percer le mystère qui entoure les
mutations.
Ces théories sont encore loin d'être au point ; elles
constituent non des certitudes, mais des présomptions.
On ne pont donc en tirer de conclusions définitives ;
mais on peut remarquer qu'elles sont basées toutes deux
sur l'existence de relations entre les faits cosmiques et
nous.
Peut-être viendront-elles un jour légitimer les
prétentions de la vieille astrologie nous permettant de
percer à la fois le mystère de la vie et celui de la
destinée.
YAMOR.
(1) G. Lakhovsky. L'origine du la vie», p. 49 ( Gauthier-Villars)
(2) Lakhovsky, loc. cit. , p 94.
(3) Doin et Gie., éditeurs, Paris 1931.
(4) Lakhovsky, « L'origine de la vie ».
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